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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 16:44

Voici quelques cartes anciennes éditées par François Reynaert lui-même. Nous nous souvenons très bien de ce quartier proche de la villa Myosotis où est née notre mère. De plus notre oncle jouait de la trompette dans l'orchestre de l' "Excentric Moulins" et y a rencontré une jeune fille qui est devenue notre tante.

collection Denière

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Collection Denière

Collection Denière

Collection Denière

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Dommage que l'âme de ce quartier ait été détruite par des constructions modernes.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 16:28
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collection Denière

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 15:55

Voici une carte postale datant du début du XXe siècle. Ce monument fut l'objet d'une campagne de restauration depuis 1803 et qui durera tout le siècle.

Classé monument historique depuis 1862.

Collection Denière

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 07:24
A droite, l'hôtel des Arcades, place Jean Bart

A droite, l'hôtel des Arcades, place Jean Bart

L'écrivain Pierre Loti, ancien officier de marine, vient à Dunkerque en 1918 en tant que colonel de l'armée de terre. Il y était déjà venu en 1915.

Voici ce qu'il narre dans son article "court intermède de charme au milieu de l'horreur" publié dans la Revue des Deux Mondes tome 45 de 1918:

"J'ai dormi cette fois à Dunkerque, - bien entendu, dormi sur le qui-vive,- à l'hôtel des Arcades; mes fenêtres aux vitres cassées donnent sur la grande place où trône la statue de Jean Bart, et toute la nuit, au-dessus de ma tête, ces grosses phalènes bourdonnantes que sont nos avions de veille ont dansé leurs rondes dans le ciel plein d'étoiles...

Mais tout à coup voici les sonorités toutes neuves de la pointe du jour affreusement déchirées par le plus sinistre des cris que le monde ait jamais connus; aucune bête, ni lion, ni l'éléphant même n'approchent de la puissance de cette voix-là; en gémissements chromatiques, cela monte, cela redescend et cela remonte...c'est la grande sirène d'alarme... J'ai entendu beaucoup de sirènes dans ma vie, et aujourd'hui, hélas ! tous les Parisiens ont dû s'y habituer, mais le cri le plus horrible qui reste dans ma mémoire est toujours celui de Dunkerque".

Ensuite, il se rend à La Panne pour rencontrer le roi et la reine des Belges qui logent dans trois villas situées à l'ouest de la digue.

Il est charmé par l'accueil qui lui est réservé et par la reine , "pauvre charmante Reine" dit-il. Cela explique le titre de son article.

"Et moi, je m'en retourne à Dunkerque, où je suis sûr de réentendre tout à l'heure l'horrible voix de la grande sirène d'alarme".

 

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 06:24

Les belles dames que l'on voit sur la carte postale ci-dessous devront-elles retirer leur chapeau si elles veulent assister à une manifestation au Kursaal ?...Réponse dans la revue locale de 1912 citée ci-dessous.

collection J et L Denière

collection J et L Denière

Voici donc ce que l'on pouvait lire à la suite du programme d'un concert:

AVIS. - L'administration à* l'honneur d'informer le public que le port des chapeaux est interdit dans la salle de spectacle (un vestiare est spécialement aménagé pour recevoir les coiffures). Cependant un emplacement est réservé à droite de la salle à partir du 11e rang des fauteuils, pour les dames qui désireraient conserver leur chapeau

* la faute d'orthographe figure dans le texte original

 

 

 

 

 
 

 

 
 

 

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11 mai 2016 3 11 /05 /mai /2016 13:55

Cet article est reposté depuis Malo-les-Bains-sa-vie.over-blog.com.

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 10:25

Gratienne Denière-Soyez, notre mère, a raconté sa vie et celle de sa famille à Dunkerque durant la guerre 40 dans un livre intitulé "Sur la paille".

Voici quelques extraits de la période mai-juin 40.

Pendant l'Opération Dynamo, elle évacua avec sa famille à Vieille-Eglise, près d'Audruicq, dans le Pas-de-Calais. Ils partirent le 21 mai et ne revinrent que le 9 juin 40. Mais son père, facteur, et son oncle, travaillant aux Chemins de Fer, durent rester à Dunkerque et leur racontèrent, à leur retour, l'enfer qu'ils vécurent pendant cette période.

"Dimanche 9 juin 1940

Gratienne et sa famille s'apprêtent à rentrer à Dunkerque

   Et puis voilà ! C'est l'Heure ! Le grand Jour est venu ! Puissent les heures à venir être celles d'heureuses retrouvailles !" ...

   "Nous avons, je ne sais comment des nouvelles ! Dunkerque est tombée le mardi 4 juin... Quinze jours exactement après notre départ!" ...

   "Nous voilà donc de nouveau qui, sur quatre roues, moi sur les deux miennes pour le chemin du retour cette fois !" ...

   "Nous passons ensuite à Saint-Folquin" ... "Tout cela nous semble bien paisible, bien calme"..." Rien ne nous permet de penser que là, il y a quelques jours seulement, avait lieu l'un des combats les plus meurtriers de la bataille de l'Aa, et pourtant, que de morts ! que de blessés !"...

   "A la sortie de Bourbours, nous sommes surpris par la quantité considérable de poissons morts qui surnagent ventre à l'air à la sortie de l'écluse, en aval, formant un immense tapis argenté à la surface de l'eau du canal, et nous nous demandons ce que cela signifie. Parrain conclut que l'on doit avoir ouvert les vannes des écluses du port afin de laisser pénétrer les eaux salées de la mer.

    A présent, nous nous sentons en plein champ de bataille. Les cultures sont saccagées; par endroits, les blés sont couchés comme à la suite d'orages très violents. De larges cratères béants trouent la terre en maints endroits, souvent profondément et sur une assez vaste étendue. Boeufs et vaches, chevaux morts gisent, les quatre fers en l'air dans leur rigidité cadavérique parmi l'herbe verte des prairies, tels des animaux de bois ou de carton. Ici gît un petit âne, là une chèvre ! Beaucoup d'arbres ont souffert comme frappés par la foudre, et l'on voit leur bois blanc déchiqueté. D'autres sont entièrement nus, dépouillés de leur écorce. Et puis partout des tombes improvisées ! Parfois une petite croix de bois piquée sur un monticule de terre argileuse fraîchement remuée, ou plus simplement un bâton dressé sur un tertre supportant un casque et quelques fleurs des champs, coquelicots symboliques couleur du sang et qui foisonnent plus particulièrement à cette époque. Parfois aussi un fusil abandonné, un casque cabossé, perforé ou déchiqueté ! Nous nous sentons bien émus et bien tristes devant ces malheureus vestiges, et pourtant c'est encore le printemps tandis que l'été s'annonce et que la nature garde malgré tout son glorieux air de fête sous un soleil éclatant ! Bleu, blanc, rouge, disent coquelicots, bleuets et marguerites, la France est là !

   La bataille a dû être rude ! Tout le long du chemin un tel spectacle s'offre à nos yeux,parsemé de-ci, de-là, de tas d'obus bien alignés ou en vrac, ou dispersés un peu partout, un engin qui peut être une bombe ou une mine !"...

En rapprochant de Dunkerque, Gratienne remarque:

   "Nous apercevons de loin avec beaucoup de joie nos chers vieux clochers et beffrois.

   - Tiens ! tout n'est pas détruit, il reste encore quelque chose !

  

Dunkerque pendant l'Opération Dynamo, vue par des civils

 " - La tour est toujours là, et l'Hôtel de Ville de Dunkerque aussi !

   - Oui, et l'Hôtel de Ville de Rosendaël et l'église Notre-Dame, mais ce ne doit être qu'apparence !

   - Regardez donc, les deux châteaux d'eau sont encore debout, et celui de Malo également !

   - Et Saint-Antoine-de-Padoue de Petite-Synthe, et le silo à grains !

   Le paysage lointain, c'est évident, ne semble pas avoir changé de contexture." ...

   Arrivés à Coudekerque-Branche, ils rencontrent l'oncle Edmond, resté à Dunkerque pour son travail. Il leur explique que "tous les ponts ont sauté, la passerelle de fer des "Corderies" aussi, mais il reste le pont de chemin de fer de la ligne belge."...

   "A la sortie de Coudekerque, sur le chemin de Ceinture que je longe une nouvelle fois, comme à l'aller, mais en sens inverse, je rencontre un défilé interminable et impressionnant de prisonniers conduits par des soldats allemands armés"... "Je constate au passage que Coudekerque, de ce côté a peu souffert de la guerre. Enfin, voici le pont du Chemin de fer, puis Rosendaël où j'atteins assez rapidement l'avenue Vallon"...

   La maison de son oncle et de sa tante est en ruines. Gratienne y retrouve son père fouillant dans les décombres, resté lui aussi à Dunkerque pour son travail. Après des retrouvailles émues, il lui donne quelques explications:

   "Voilà, me dit-il enfin, c'était l'enfer ici ! Tu n'y aurais pas résisté. C'était terrible ! Du feu partout!"... "Les bombardiers rasaient les toits dans un bruit effroyable. Et tu avais si peur des avions ! Et il y en avait ! Sans arrêt ! Quand la bombe est tombée sur la maison de ta tante ce n'était qu'une petite bombe"..."Nous n'avions plus aucune nourriture. Il fallait quand même se nourrir, l'on ne pouvait pas demeurer sans manger, aussi l'on grignotait ce que l'on trouvait. Certains pillaient les maisons, les magasins, les dévalisant notamment de vins, alcools et apéritifs. Il y en a même qui étaient continuellement ivres ! Des soldats parfois distribuaient des denrées, biscuits et conserves."... "Et puis, il fallait que j'aille malgré tout sur les lieux de mon travail, puisque je suis demeuré pour cela ! J'y suis allé !... Un jour, je crois que c'était huit jours après votre départ, le 28 mai, "

La poste de Dunkerque avant-guerre.

La poste de Dunkerque avant-guerre.

"pour m'y rendre, j'ai dû escalader, mon vélo à bout de bras, des montagnes de briques et de ruines fumantes de la hauteur d'une maison !"

Place Jean Bart en ruines

Place Jean Bart en ruines

" Il y en avait partout dans toutes les rues de la ville. L'on ne savait plus comment passer d'autant plus que les raids se succédaient, sans répit et sans pitié. Après une vague de bombardiers, une autre vague de bombardiers, toutes aussi terribles les unes que les autres. Ce qu'ils ont pu larguer comme bombes incendiaires, c'est inouï. il en pleuvait, il en pleuvait partout à la fois. Le bureau de postes était en feu.

Rue Poincaré en 1940 (où se trouve le bureau de postes)

Rue Poincaré en 1940 (où se trouve le bureau de postes)

   " Je n'ai vu personne dans les parages. Il n'y avait pas même un chien son mon passage ! Tout le quartier était en flammes. Je suis monté sur le toit, et j'ai rejeté par-dessus bord quantité de bombes incendiaires qui y aboutissaient. A un certain moment, je me suis aperçu que quelqu'un m'avait rejoint. Qui ? Je ne pourrais le dire tant j'étais préoccupé, tant j'étais affolé ! J'étais fou ! Je me sentais devenir fou ! Le Collège Lamartine attenant n'était qu'un vaste brasier. Une grande partie du bureau de postes a été détruite... Sans compter qu'il tombait également des bombes explosives et des bombes à retardement !...

Désiré Soyez, facteur dans les décombres de la poste de Dunkerque en 1940

Désiré Soyez, facteur dans les décombres de la poste de Dunkerque en 1940

Voir les explications de cette photo et de ce fait avec le lien suivant:

http://hobbies.over-blog.fr/article-dunkerque-1940-la-poste-84517406.html

 

Eglise de Malo-les-bains en feu le 24 mai 1940 (extraite du livre "Notre-Dame du Sacré-Coeur, Malo-les-Bains, Notre-Dame des Flots" de J et L Denière)

Eglise de Malo-les-bains en feu le 24 mai 1940 (extraite du livre "Notre-Dame du Sacré-Coeur, Malo-les-Bains, Notre-Dame des Flots" de J et L Denière)

   "Et puis ailleurs c'était la même chose; l'Eglise de Malo a brûlé elle aussi complètement le 2 juin; il n'en reste rien que les murs. Et la tour ! Et bien d'autres bâtiments encore !

   - La tour a brûlé ?

   -Oui !

   - Comme c'est curieux, il n'y paraît pas ! de loin nous l'avons aperçue, elle paraissait intacte !

   - Oui, vu de l'extérieur ! mais l'intérieur est entièrement détruit ! Et puis les Allemands sont arrivés.  Il n'en est pas passé beaucoup ici, mais avec terreur l'on entendait résonner le martèlement de leurs bottes sur le pavé de la route.

   -  Tu n'as pas vu beaucoup d'Allemands ?

   - Non, seulement quelques-uns, là, au milieu de la route et qui se dirigeaient vers le Casino. Il paraît qu'ils sont tous au bord de la mer ! Le réembarquement a été également terrible ! Il y a eu beaucoup de tués et de blessés en mer, sur les jetées, sur la plage et dans les dunes, ainsi qu'au Fort-des-Dunes où il y a eu de la résistance. Les Anglais ont construit des ponts de camions pour rejoindre les petites embarcations qui les conduisaient aux bateaux en pleine mer, qui allaient les mener en Angleterre. Certains ont réussi ! D'autres on échoué ! des soldats français ont réussi également à s'en aller de cette façon. Moi, je n'ai pas vu la plage, mais monsieur Bourbillon nous en racontait ! Il s'y rendait journellement lui."

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28 juillet 2015 2 28 /07 /juillet /2015 05:54
Collection J et L Denière

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Dimanche 2 août 2015, Zuydcoote revivra au début du XXème siècle. Entre autres, une baignade à l'ancienne est organisée.

Collection J et L Denière

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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 13:30

Voici une carte postale ancienne montrant le phare construit en 1926.

Collection Denière

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Cette carte sera visible, avec d'autres documents, à l'exposition "Les phares de la mer du Nord et de la Manche" présentée à la mairie de Malo-les-Bains du 20 au 23 mai 2015.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 13:23
Collection Denière

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Voici une carte éditée par Laarmans et Dasseville, photographes à Ostende. Une petite erreur s"est glissée dans la légende, il ne s'agit pas de la maison communale de Dunkerque-Malo mais de l'Hôtel de Ville de Rosendaël.

Pour dater cette carte, on peut se référer au livre de Robert Béthegnies intitulé " Le Sacrifice de Dunkerque 1940". Dans le paragraphe intitulé "la journée du 27 mai", on peut lire: " ...Car Rosendaël paie un lourd tribut à la cause commune, tant en destructions qu'en vies humaines. Son jeune Hôtel de Ville, dont les spacieux sous-sols abritent quinze cents personnes et où fonctionne un poste de secours avec les docteurs Bil et Deswarte, n'aura pas eu longue vie. Quatre torpilles ont raison de ce bel édifice qui s'effondre tel un château de cartes, la couverture s'abattant sur les débris comme un voile négligemment jeté sur une misérable victime; seul, le beffroi se dresse encore, impavide, au-dessus de la "Vallée des Roses", de roses maintenat rouges de sang..."

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