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En 1835, faisant une visite au château d'Alveringhem près de Furnes en Belgique, chez ses amis De Smedt parents de la famille Deschodt dont l'un des membres est l'ancien sous-préfet de Dunkerque, Lamartine en profita pour offrir à la ville d'Hondschoote les pompes branchées sur les citernes de la ville et qui alimentait en eau toute la population.
Voici une photo représentant cette fontaine:
C'est dommage que la ville d'Hondschoote n'a pas su la mettre en valeur. Elle est sale et grossièrement recouverte d' une couleur criarde du plus mauvais goût. Elle sert aussi à cacher les panneaux de signalisation interdisant de stationner!
Voici une photo de la plaque qui est apposée sur cette fontaine:
On peut y lire (avec difficulté !!!): "Ces pompes ont été données à la Ville d'Hondschoote par Alphonse de Lamartine Député du Nord MDCCCXXXV"
Pourquoi Lamartine était si généreux? Quel rapport avait-il avec Hondschoote? Voici quelques explications:
Tout d'abord, le baron Bernard de Coppens d'Hondschoote avait épousé en1816 sa soeur, Eugénie De Prat de Lamartine. De ce fait, il vient régulièrement à Hondschoote.
En 1833, il est élu député du Nord. C'est la fête chez les Coppens à Hondschoote.
En 1834, de nouvelles élections ont lieu. C'est un franc succès mais il est aussi élu à Mâcon. Il choisit la Flandre. Il s'y active: réfection des fortifications, du chenal et des écluses de Gravelines,...
C'est à cette époque qu'il fait don des pompes d'Hondschoote.
En 1837, il est réélu avec 322 voix sur 328 mais élu aussi à Tournus et à Mâcon, c'est la Saône-et-Loire qu'il choisit.
Il n'oublie quand même pas Hondschoote à qui il offre un tableau qui se trouve encore dans l'Hôtel de Ville.
Déçu de Mâcon, il se présente à Dunkerque même. Son infidélité à la région, le fait aussi qu'il était l'un des artisans du statut de la betterave qui avait ruiné l'importation du sucre de canne, font qu'il n'est pas élu.
En 1848, il est élu dans dix départements mais ne l'est plus dans aucun en 1849.
Lui qui avait été généreux est ruiné en 1857 et manque même du nécessaire. Il lance une souscription en sa faveur qu'il appelle "la dîme du coeur" mais elle échoue lamentablement. C'est" la souscription de l'injure".
Il tente une grande édition de ses oeuvres à Paris. Le Ministre Emile Olivier obtient pour lui une modeste pension prise sur la cassette personnelle de Napoléon III et qui le sauve de la misère.
Il meurt à 79 ans en 1869, ignoré de tous.