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Par Jocelyne et Lysiane Denière
En 1940, Désiré Soyez était demeuré à Rosendaël, dans l'agglomération dunkerquoise. Facteur-chef au bureau de poste de Dunkerque, il lui était, comme à tous les fonctionnaires, strictement interdit de quitter ses fonctions. Très consciencieux, il avait obéi à cet ordre. Il demeura donc sur les lieux tout le temps de la "débâcle" vivant comme il le pouvait.
Pour tous ceux qui restaient, c'était un enfer continu. Le 26 mai, la maison de bois où il logeait vola en éclats, touchée par un obus. Il n'en resta pratiquement plus rien. Mais il resta indemne dans le coin de la cave où il s'était réfugié, sous le couloir.
Le 27 mai, il se rendit comme il devait le faire chaque jour, malgrè tout, à son bureau. Gravissant, la bicyclette à bout de bras, des montagnes de briques et de débris fumants, il y parvint, tant bien que mal. S'étant aperçu que des bombes incendiaires pleuvaient sur le bâtiment tandis que des avions rasaient le toit,il grimpa dans les combles et sur la toiture de la poste de Dunkerque, rejetant vers l'extérieur ces impitoyables petites bombres à ailettes. il parvint également à mettre à l'abri des documents qui s'y trouvaient.
Peu bavard et surtout très modeste, il conta cela à sa famille, sans plus de détails.
Les félicitations et récompenses officielles lui sont parvenues au bout de sept ans.
En 1941, un article du journal le "Grand Echo du Nord" (qui fut remplacé ensuite par "la Voix du Nord") le montre au milieu des ruines du boulevard Alexandre III.
Voici cet article:
En 1948, il devient membre de la Société des Sauveterurs du Nord et du Pas-de-Calais.
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